Drogue injectée en boîte de nuit : les autorités britanniques inquiètes face aux témoignages de jeunes femmes
Un nouveau phénomène qui inquiète les autorités au Royaume-Uni
En octobre 2021, un phénomène particulièrement préoccupant avait attiré l’attention des autorités britanniques. Plusieurs jeunes femmes affirmaient avoir été victimes d’une injection à leur insu alors qu’elles se trouvaient dans des bars ou des boîtes de nuit.
Dans un article publié le samedi 23 octobre 2021, le Huffington Post rapportait que la police enquêtait sur plusieurs signalements concernant l’utilisation présumée de seringues pour administrer une substance à des femmes sans leur consentement.
Ces témoignages avaient rapidement suscité l’inquiétude au Royaume-Uni, notamment dans le milieu étudiant et auprès des professionnels de la sécurité. Après plusieurs années marquées par les alertes autour de la soumission chimique et de substances pouvant être introduites dans les boissons, ces nouveaux récits faisaient apparaître une autre forme d’agression présumée.
Selon les témoignages recueillis à l’époque, certaines victimes affirmaient avoir ressenti une piqûre ou découvert une marque d’aiguille sur leur corps après une soirée. Dans plusieurs cas, elles déclaraient également avoir des souvenirs très incomplets, voire inexistants, des heures précédant leur réveil.
Des témoignages qui se multiplient dans les établissements de nuit
Le phénomène avait commencé à faire parler de lui après plusieurs témoignages de jeunes femmes fréquentant des lieux festifs britanniques.
D’après les informations rapportées par le Huffington Post, 24 signalements impliquant des seringues avaient été transmis à la police depuis septembre 2021.
Ces déclarations ne permettaient toutefois pas, à elles seules, d’établir avec certitude quelle substance aurait été utilisée ni même dans quelles circonstances précises les injections auraient eu lieu. Les autorités devaient donc mener des investigations afin de déterminer la réalité du phénomène et d’identifier les éventuels responsables.
La question de la soumission chimique se retrouvait ainsi au centre des préoccupations.
Traditionnellement, les alertes concernaient surtout des substances introduites dans les boissons des victimes à leur insu. Les nouveaux témoignages évoqués au Royaume-Uni faisaient, eux, état d’une administration présumée par injection.
Cette différence avait renforcé l’inquiétude des jeunes femmes et des responsables de lieux de nuit.
Zara Owen et Sarah Buckle prennent la parole
Deux étudiantes de l’Université de Nottingham, Zara Owen et Sarah Buckle, avaient notamment contribué à médiatiser cette affaire.
Les deux jeunes femmes avaient témoigné publiquement dans les médias britanniques afin de raconter ce qu’elles affirmaient avoir vécu.
Zara Owen expliquait avoir ressenti une douleur importante à la jambe après une soirée. Elle avait également constaté une trace correspondant, selon elle, à une piqûre. Le lendemain, elle déclarait ne pas avoir de souvenir précis de ce qui s’était passé pendant une partie de la soirée.
Son témoignage avait particulièrement marqué l’opinion publique, notamment parce qu’il mettait en évidence les conséquences physiques et psychologiques que peut provoquer une expérience vécue comme une agression.
Sarah Buckle avait également raconté son expérience. Elle aurait été victime d’un malaise au cours d’une soirée et avait ensuite constaté une ecchymose sur sa main.
Lors de son passage dans l’émission Channel 4 News, elle avait montré la marque présente sur sa peau.
Ces témoignages avaient contribué à faire émerger une importante discussion sur la sécurité dans les boîtes de nuit, la protection des clients et les moyens permettant de prévenir les agressions.
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