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Guerre en Iran : pétrole, inflation, carburant… combien le conflit peut-il coûter aux ménages français ?

Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février 2026, les marchés de l’énergie sont sous pression. Le pétrole, le gaz et certaines matières premières ont fortement progressé après la fermeture de fait du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

En France, les premières conséquences économiques sont déjà visibles dans les statistiques officielles. Selon l’Insee, le prix du pétrole en euros a bondi de 45,9 % en mars 2026 sur un mois, après une hausse de 6,6 % en février. Sur la même période, le prix du gaz a progressé de 63,1 %.

Cette envolée des prix de l’énergie ne reste évidemment pas limitée aux marchés internationaux. Elle peut progressivement se transmettre au prix du carburant, aux coûts de production des entreprises, au transport et, avec un décalage, à certaines dépenses du quotidien.

Pour les ménages français, notamment les familles qui consacrent une part importante de leur budget à la voiture, au chauffage ou au logement, la question est donc devenue particulièrement concrète : jusqu’où cette crise énergétique peut-elle faire grimper les dépenses ?

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise énergétique

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux passages maritimes de la planète pour le transport des hydrocarbures. Sa perturbation représente donc un risque majeur pour les marchés de l’énergie.

Dans ses analyses économiques, l’Insee indique qu’environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transite habituellement par cette zone stratégique. La quasi-fermeture du détroit après le début de la guerre entre les États-Unis et Israël d’un côté et l’Iran de l’autre a ainsi provoqué une forte hausse des cours.

Lorsque les investisseurs anticipent une réduction de l’offre disponible, les prix peuvent augmenter rapidement. À cela s’ajoute une forte incertitude sur la durée du conflit et sur les conditions de circulation des navires.

Cette situation explique pourquoi les marchés financiers et énergétiques réagissent parfois avant même que les conséquences physiques sur les approvisionnements soient pleinement mesurables.

Du prix du pétrole à celui du carburant

Le premier impact visible pour les automobilistes concerne naturellement le prix de l’essence et du diesel.

Lorsque le pétrole brut devient plus cher, les coûts de raffinage et d’approvisionnement peuvent augmenter. Les distributeurs répercutent ensuite une partie de ces hausses sur les prix à la pompe.

L’Insee a justement observé une très forte progression des prix des produits de la cokéfaction et du raffinage en mars 2026. Sur le marché français, ces prix ont augmenté de 56,8 % sur un mois, après une hausse de 9,8 % en février. L’institut relie cette évolution au conflit au Moyen-Orient et à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz.

Pour un automobiliste qui utilise quotidiennement sa voiture, une hausse durable du carburant peut donc rapidement modifier le budget mensuel.

Un salarié effectuant plusieurs dizaines de kilomètres par jour peut être davantage exposé qu’un ménage utilisant principalement les transports en commun. Les professionnels de la route, les artisans et certaines entreprises de livraison peuvent également subir une augmentation de leurs coûts d’exploitation.

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