« Il était en train de s’évanouir, tellement il souffrait » : un adolescent perd l’usage d’un œil après le blocus d’un lycée à Tours, la vidéo qui grise la Toile

Blocus des lycées à Tours : un adolescent de 16 ans perd l’usage de son œil, l’IGPN enquête

Les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. À Tours, un adolescent de 16 ans a été grièvement blessé au visage mercredi 30 septembre 2026, en marge d’un blocus lycéen. Quelques jours après les faits, la situation a pris une tournure particulièrement grave : le jeune homme a perdu l’usage de son œil droit. Une enquête de l’Inspection générale de la police nationale, l’IGPN, est en cours afin de déterminer précisément les circonstances de cette blessure.

L’affaire intervient alors que les mobilisations lycéennes se multiplient dans plusieurs villes françaises. À Tours comme ailleurs, les rassemblements ont parfois été accompagnés de tensions, de dégradations et d’interventions des forces de l’ordre. Mais dans ce cas précis, la gravité des blessures du jeune homme a suscité une importante vague d’émotion.

Un adolescent de 16 ans grièvement blessé pendant le blocus

Mercredi 30 septembre, une vidéo montrant un lycéen blessé à la tête et au visage a commencé à circuler massivement sur les réseaux sociaux. Sur les images, le jeune homme apparaît assis, avec du sang au niveau du visage, tandis que plusieurs personnes présentes autour de lui tentent de lui venir en aide.

La procureure de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard, avait rapidement annoncé la saisine de l’IGPN. Dans un premier temps, l’origine exacte de la blessure n’était pas déterminée. Des examens complémentaires, notamment un scanner et un examen médico-légal, devaient permettre d’en savoir davantage sur la nature des lésions.

Deux jours plus tard, le 2 octobre, la procureure a confirmé à l’AFP que l’adolescent avait perdu l’usage de son œil droit. Toujours hospitalisé, il a également été entendu par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale.

Cette évolution donne une dimension particulièrement grave à cette affaire, alors que l’enquête doit encore déterminer comment le jeune homme a été blessé et dans quelles circonstances précises.

Des blessures « compatibles » avec l’impact d’une balle de défense de type LBD

Après les premiers examens médico-légaux, Catherine Sorita-Minard avait indiqué que les lésions constatées au niveau de l’œil étaient « compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ».

Cette formulation est importante. Elle signifie que les médecins ont constaté des blessures pouvant correspondre à ce type d’impact, mais elle ne constitue pas, à elle seule, une conclusion définitive sur l’origine du projectile.

La question de la responsabilité reste donc au cœur de l’enquête. Les enquêteurs devront notamment examiner les images disponibles, recueillir les témoignages des personnes présentes et confronter ces éléments aux constatations médicales.

Le dossier est d’autant plus sensible que les interventions des forces de l’ordre lors de manifestations ou de blocus scolaires font régulièrement l’objet de débats concernant le maintien de l’ordre, la proportionnalité de l’usage de la force et la sécurité des manifestants.

Dans cette affaire, il appartient désormais à l’enquête de déterminer les faits avec précision, sans tirer de conclusion définitive avant la fin des investigations.

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