Alzheimer : ces 2 signes qui apparaissent la nuit pourraient alerter bien avant le diagnostic
Réveils fréquents, confusion et agitation pendant la nuit peuvent parfois accompagner les premiers stades de la maladie d’Alzheimer. Lorsque ces troubles deviennent inhabituels ou persistants, particulièrement s’ils sont associés à des problèmes de mémoire pendant la journée, ils méritent une attention médicale.
La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui affecte principalement la mémoire, les capacités cognitives et, avec le temps, l’autonomie de la personne. Si les pertes de mémoire figurent parmi les symptômes les plus connus, certains changements peuvent également se manifester durant la nuit.
Ces manifestations nocturnes sont parfois difficiles à identifier. Un sommeil perturbé peut facilement être attribué au vieillissement, au stress, à l’anxiété, à la prise de médicaments ou simplement à une mauvaise nuit. Pourtant, lorsque certains comportements deviennent réguliers et s’accompagnent d’autres symptômes cognitifs, ils peuvent justifier une consultation médicale et une évaluation plus approfondie.
Deux manifestations méritent notamment d’être surveillées : les réveils nocturnes fréquents et la désorientation accompagnée d’agitation pendant la nuit.
1. Des réveils fréquents et un sommeil de plus en plus perturbé
Le premier signal concerne les modifications importantes du sommeil.
Une personne peut commencer à se réveiller plusieurs fois pendant la nuit, parfois sans raison évidente. Après son réveil, elle peut avoir du mal à retrouver le sommeil ou sembler momentanément désorientée.
Elle peut également se lever, marcher dans différentes pièces de la maison ou parler à voix haute.
Un épisode occasionnel d’insomnie ne signifie évidemment pas qu’une personne développe la maladie d’Alzheimer. Les troubles du sommeil sont extrêmement fréquents et peuvent avoir de nombreuses causes.
Ce qui doit davantage attirer l’attention, c’est l’apparition répétée d’un changement inhabituel dans les habitudes nocturnes, surtout lorsqu’il existe parallèlement des oublis importants, des difficultés à s’orienter ou des modifications du comportement pendant la journée.
Le rythme circadien peut être perturbé
Notre organisme possède une sorte d’horloge biologique interne : le rythme circadien. Celui-ci participe notamment à la régulation des périodes de sommeil et d’éveil.
Chez certaines personnes atteintes de démence, ce rythme peut progressivement être perturbé.
La personne peut alors avoir davantage tendance à dormir pendant certaines périodes de la journée et à rester éveillée durant la nuit. Elle peut également perdre certains repères temporels et ne plus comprendre immédiatement pourquoi il fait nuit ou pourquoi les autres membres du foyer dorment.
Cette situation peut devenir particulièrement difficile pour les proches et les aidants familiaux.
Un sommeil fragmenté peut en effet avoir des conséquences sur toute la famille, notamment lorsque la personne nécessite une surveillance à domicile régulière.
2. Désorientation et agitation nocturne : un autre comportement à surveiller
Le deuxième signe concerne les épisodes de confusion et d’agitation nocturne.
Une personne peut se réveiller et ne plus reconnaître immédiatement son environnement. Elle peut avoir l’impression qu’elle doit aller quelque part, chercher un objet, préparer ses affaires ou vouloir sortir du domicile.
Dans certains cas, elle peut également devenir anxieuse, irritable ou particulièrement agitée.
Cette confusion peut être plus importante lorsque l’environnement devient sombre et que les repères habituels disparaissent.
La nuit, les informations visuelles sont moins nombreuses : les fenêtres sont sombres, la maison est silencieuse et les activités quotidiennes s’arrêtent. Pour une personne présentant des troubles cognitifs, cette diminution des repères peut augmenter la désorientation.
Cliquer sur lire la suite
