Le phénomène d’agitation en fin de journée
Chez certaines personnes atteintes de démence, la confusion et l’agitation peuvent devenir plus importantes en fin d’après-midi ou pendant la soirée.
Ce phénomène est parfois appelé syndrome crépusculaire.
Il peut se manifester par différents comportements : anxiété, agitation, irritabilité, déambulation ou difficultés à comprendre l’environnement.
Les symptômes et leur intensité varient cependant fortement d’une personne à une autre.
Il est donc important d’éviter toute conclusion hâtive. Une agitation nocturne peut avoir de multiples origines, notamment une douleur, une infection, certains médicaments, un trouble du sommeil ou un changement dans l’environnement.
Pourquoi ces symptômes peuvent devenir dangereux la nuit
Au-delà de leur éventuelle association avec des troubles cognitifs, les épisodes nocturnes peuvent présenter un problème de sécurité à domicile.
Une personne désorientée peut se déplacer dans l’obscurité, trébucher sur un objet ou emprunter un escalier.
Le risque de chute chez les personnes âgées représente une préoccupation particulièrement importante, car une chute peut entraîner des blessures sérieuses et nécessiter une hospitalisation ou des soins de réadaptation.
Une personne désorientée peut également tenter d’ouvrir une porte et de sortir du domicile.
Pour les familles confrontées à cette situation, adapter progressivement l’environnement peut donc devenir indispensable.
Comment sécuriser le domicile ?
Plusieurs mesures simples peuvent contribuer à améliorer la sécurité pendant la nuit.
Un éclairage doux dans les couloirs peut notamment aider la personne à mieux identifier son environnement lorsqu’elle se réveille.
Il peut également être utile de :
- dégager les zones de passage ;
- retirer les tapis ou objets pouvant provoquer une chute ;
- sécuriser les escaliers ;
- maintenir un environnement nocturne calme ;
- conserver certains repères visuels facilement reconnaissables ;
- surveiller les changements inhabituels de comportement.
Lorsque la perte d’autonomie devient importante, la famille peut également discuter avec les professionnels de santé des différentes possibilités de soins à domicile, d’aide aux seniors ou d’accompagnement spécialisé.
Selon la situation, certaines dépenses peuvent dépendre du système de santé, de la couverture médicale ou de l’assurance santé de la personne concernée.
Ces deux signes suffisent-ils pour diagnostiquer Alzheimer ?
Non.
C’est un point essentiel.
Des réveils fréquents ou une agitation nocturne ne permettent absolument pas, à eux seuls, de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.
De nombreuses personnes souffrent d’insomnie ou se réveillent régulièrement sans présenter de maladie neurodégénérative.
D’autres problèmes médicaux peuvent également provoquer des changements du sommeil ou une confusion, notamment certains médicaments, des troubles respiratoires nocturnes, une douleur chronique ou différentes pathologies.
Seul un professionnel de santé peut réaliser une évaluation adaptée.
Lorsque les symptômes deviennent fréquents, nouveaux ou particulièrement inhabituels, il est donc préférable d’en parler à un médecin plutôt que d’essayer d’établir soi-même un diagnostic.
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