Longtemps discret, le cancer du foie peut évoluer sans provoquer de signes évidents. Certains symptômes doivent toutefois attirer l’attention lorsqu’ils apparaissent ou persistent.
Le cancer du foie reste une maladie difficile à détecter précocement. En effet, ses premières manifestations peuvent passer inaperçues ou ressembler à celles de nombreux autres troubles.
Une maladie qui peut évoluer longtemps en silence
Le cancer du foie désigne plusieurs tumeurs malignes qui se développent dans cet organe. La forme primitive la plus fréquente chez l’adulte est le carcinome hépatocellulaire, qui se développe à partir des cellules du foie.
L’une des principales difficultés vient du caractère parfois très discret de la maladie. Au début de son évolution, une personne peut ainsi ne ressentir aucun symptôme particulier. Le cancer peut alors être découvert lors d’un examen réalisé pour une autre raison ou dans le cadre d’une surveillance médicale.
Cette surveillance prend notamment une importance particulière chez les personnes qui présentent déjà une maladie chronique du foie. Une cirrhose ou certaines hépatites virales peuvent, par exemple, augmenter le risque de développer un cancer hépatique.
Par conséquent, les médecins peuvent proposer des examens réguliers aux patients considérés comme plus à risque. L’objectif consiste alors à repérer une éventuelle anomalie avant l’apparition de manifestations importantes.
Le cancer du foie reste par ailleurs une maladie qui touche davantage les hommes. Cependant, il peut naturellement concerner aussi les femmes. L’âge, l’état général du foie et les antécédents médicaux jouent également un rôle dans l’évaluation individuelle du risque.
Surtout, l’absence de douleur ou de gêne ne signifie pas nécessairement que le foie ne présente aucune anomalie. C’est précisément ce caractère silencieux qui peut compliquer la détection de la maladie.
Cancer du foie : plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque
Le développement d’un cancer du foie ne possède pas une cause unique. Cependant, certains facteurs augmentent clairement le risque au cours de la vie.
La cirrhose constitue notamment un terrain important. Celle-ci correspond à une atteinte durable du foie, au cours de laquelle le tissu hépatique normal se transforme progressivement. Plusieurs maladies ou habitudes peuvent favoriser son apparition.
La consommation excessive et prolongée d’alcool représente notamment un facteur majeur de maladies chroniques du foie. De plus, les infections chroniques par les virus des hépatites B et C peuvent augmenter le risque de cancer hépatique.
D’autres situations peuvent également jouer un rôle. C’est notamment le cas de certaines maladies métaboliques du foie associées au surpoids, à l’obésité ou au diabète. Le tabagisme figure lui aussi parmi les facteurs associés à une augmentation du risque.
Toutefois, avoir un ou plusieurs facteurs de risque ne signifie pas qu’une personne développera forcément la maladie. À l’inverse, un cancer peut parfois apparaître sans facteur évident identifié.
C’est pourquoi un suivi médical adapté reste essentiel en présence d’une maladie chronique du foie. Par ailleurs, limiter l’alcool, arrêter de fumer et maintenir une activité physique régulière contribuent plus largement à préserver la santé.
Enfin, les professionnels de santé peuvent recommander une surveillance spécifique selon le profil du patient. Cette stratégie permet notamment de rechercher des anomalies à un stade où les possibilités thérapeutiques peuvent être plus nombreuses.
Cliquer sur lire la suite
