Cancer du col de l’utérus : 9 cas sur 10 pourraient être évités grâce au dépistage

Cancer du col de l’utérus : le dépistage pourrait éviter 9 cas sur 10, alerte l’INCa

Le cancer du col de l’utérus reste un enjeu majeur de santé publique en France, alors qu’une grande partie des cas pourrait être évitée grâce à la prévention. Dans un communiqué publié le 9 janvier 2025, l’Institut national du cancer (INCa) rappelle l’importance du dépistage régulier, en complément de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV).

Selon l’Institut, 9 cancers du col de l’utérus sur 10 pourraient être évités grâce à une stratégie de prévention associant vaccination contre les HPV et dépistage régulier. Pourtant, une proportion importante des femmes concernées ne réalise pas les examens recommandés dans les délais prévus.

Chaque année en France, environ 3 100 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués et près de 770 femmes en décèdent. Face à ces chiffres, les autorités sanitaires cherchent à renforcer l’information et l’accès au dépistage, notamment auprès des populations les plus éloignées du système de santé.

Dépistage du cancer du col de l’utérus : un geste essentiel pour prévenir la maladie

Le cancer du col de l’utérus présente une particularité importante : dans de nombreux cas, il est précédé par l’apparition de lésions précancéreuses qui peuvent être détectées plusieurs années avant qu’un cancer invasif ne se développe.

C’est précisément l’intérêt du dépistage. L’objectif n’est pas seulement de diagnostiquer un cancer déjà installé, mais surtout de repérer suffisamment tôt des anomalies cellulaires ou une infection à HPV afin d’agir avant l’apparition de symptômes.

Cette détection précoce permet notamment de mettre en place une surveillance adaptée ou un traitement lorsque cela est nécessaire. Plus une maladie est identifiée tôt, plus les possibilités de prise en charge peuvent être favorables.

L’INCa rappelle ainsi que le dépistage constitue un outil majeur de prévention. Il s’inscrit dans une politique plus large de santé publique visant à réduire le nombre de nouveaux cas, mais également les conséquences humaines et médicales de cette maladie.

Une participation encore insuffisante chez les femmes concernées

Malgré l’existence d’un programme national de dépistage, toutes les femmes concernées ne réalisent pas leur examen dans les délais recommandés.

L’Institut national du cancer estime qu’environ 40 % des femmes concernées ne participent pas suffisamment régulièrement au dépistage. Cette situation peut avoir plusieurs explications : manque d’information, difficultés à obtenir un rendez-vous médical, éloignement géographique, contraintes financières ou encore appréhension vis-à-vis de l’examen.

Les inégalités d’accès aux soins constituent donc un véritable enjeu. Certaines femmes peuvent également avoir tendance à repousser leur rendez-vous en l’absence de symptômes, alors que le dépistage est justement conçu pour intervenir avant l’apparition des premiers signes de la maladie.

À quel âge faut-il réaliser le dépistage du cancer du col ?

Le programme de dépistage du cancer du col de l’utérus concerne principalement les femmes âgées de 25 à 65 ans, avec des modalités qui évoluent selon l’âge.

Entre 25 et 29 ans, le dépistage repose principalement sur l’examen cytologique. Celui-ci consiste à analyser des cellules prélevées au niveau du col de l’utérus afin de rechercher d’éventuelles anomalies.

À partir de 30 ans et jusqu’à 65 ans, le dépistage repose sur la recherche du papillomavirus humain à haut risque, également appelé test HPV. Certains types de HPV sont en effet particulièrement associés au développement de lésions précancéreuses et du cancer du col de l’utérus.

Le rythme des examens dépend donc de l’âge et du type de test réalisé. Il est important de respecter les recommandations médicales et de ne pas attendre l’apparition de symptômes pour consulter.

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