Cancer du col de l’utérus : 9 cas sur 10 pourraient être évités grâce au dépistage

Pourquoi le dépistage reste nécessaire même après la vaccination ?

La vaccination contre les HPV représente une avancée considérable en matière de prévention. Elle permet de réduire le risque d’infection par plusieurs types de papillomavirus responsables d’une partie importante des cancers du col de l’utérus.

Cependant, le vaccin ne protège pas contre tous les types de HPV susceptibles de provoquer des lésions. La vaccination ne remplace donc pas le dépistage.

Les deux stratégies sont complémentaires : la vaccination agit en amont pour réduire le risque d’infection, tandis que le dépistage permet de détecter d’éventuelles anomalies avant qu’elles n’évoluent vers une forme plus grave.

Cette complémentarité est particulièrement importante dans une stratégie de santé publique visant, à terme, à faire fortement reculer voire éliminer le cancer du col de l’utérus.

Vaccination contre les HPV : une prévention dès l’adolescence

La vaccination contre les papillomavirus humains est recommandée dès l’adolescence, chez les filles comme chez les garçons. Elle constitue une mesure de prévention primaire destinée à réduire le risque de développer plusieurs maladies liées aux HPV.

Les papillomavirus humains sont extrêmement fréquents. Une personne sexuellement active peut être exposée au virus au cours de sa vie, souvent sans présenter le moindre symptôme.

Dans la majorité des cas, l’organisme élimine naturellement l’infection. Toutefois, certaines infections peuvent persister. C’est cette persistance qui peut favoriser progressivement l’apparition de lésions précancéreuses.

La vaccination permet donc d’intervenir avant cette étape. Elle est d’autant plus efficace lorsqu’elle est réalisée avant l’exposition au virus.

HPV : le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus

Le principal facteur à l’origine du cancer du col de l’utérus est une infection persistante par un papillomavirus humain à haut risque.

Les HPV sont des virus extrêmement répandus. Selon les données de l’Assurance maladie citées dans les recommandations de prévention, une très grande majorité des femmes sexuellement actives seront exposées à un HPV au cours de leur vie.

La plupart des infections disparaissent spontanément grâce au système immunitaire. Mais dans une minorité de situations, l’infection persiste pendant plusieurs années.

Cette persistance peut provoquer des modifications cellulaires au niveau du col de l’utérus. Certaines de ces lésions peuvent ensuite évoluer progressivement vers un cancer si elles ne sont pas identifiées et prises en charge.

Les HPV 16 et 18 particulièrement surveillés

Parmi les nombreux types de papillomavirus existants, certains présentent un risque oncogène plus important. Les HPV 16 et 18 sont notamment connus pour être fortement associés au cancer du col de l’utérus.

Cela explique pourquoi la prévention repose sur plusieurs niveaux : vaccination, dépistage régulier et réduction des facteurs de risque.

Il ne faut cependant pas considérer une infection par HPV comme synonyme de cancer. Dans l’immense majorité des cas, l’infection ne conduit pas à cette évolution. C’est principalement la persistance d’une infection à haut risque qui doit faire l’objet d’une surveillance médicale.

Cliquer sur lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *