Bébé de 23 jours mort : son père placé en détention provisoire sans caution

Les déclarations du père lors de la reconstitution

Au cours de l’enquête, une reconstitution des faits a été organisée en présence du suspect.

Selon l’ordonnance judiciaire, le père circulait dans une Peugeot 207 avec son bébé installé dans un siège auto placé sur le siège passager avant.

Lorsque le nourrisson s’est mis à pleurer, l’homme a expliqué aux enquêteurs qu’il était très nerveux et qu’il ne supportait plus les pleurs de son enfant.

Il a reconnu avoir violemment secoué le siège dans lequel se trouvait le bébé.

Les enquêteurs lui ont également demandé s’il était possible qu’il ait porté un coup à la tête de l’enfant avec la main ou le poing.

Selon les éléments repris dans la décision judiciaire, le suspect a répondu que cela était « possible », sans confirmer de manière certaine qu’un tel geste avait été commis.

Cette déclaration constitue aujourd’hui l’un des éléments examinés par les magistrats chargés de l’instruction.

L’enfant ne respirait plus, mais les secours n’ont pas été appelés immédiatement

Les investigations montrent qu’après ces gestes, le nourrisson a rapidement présenté des signes de détresse vitale.

Toujours selon l’ordonnance, l’enfant est devenu bleu et a cessé de respirer.

Les magistrats reprochent au père de ne pas avoir sollicité immédiatement les secours.

Au lieu de rejoindre directement un service d’urgence, il aurait continué à conduire pendant plusieurs minutes avant de s’arrêter.

Les enquêteurs indiquent également qu’il aurait ensuite repris le bébé dans ses bras et l’aurait de nouveau secoué alors que l’enfant ne présentait déjà plus de signes de respiration.

Le suspect reconnaît que le nourrisson semblait alors sans réaction.

Plus de vingt minutes avant la demande d’assistance

L’un des points centraux du dossier concerne le délai écoulé avant la recherche d’une aide médicale.

Selon la justice espagnole, plus de vingt minutes se seraient écoulées entre les premiers événements et la demande effective d’assistance.

Durant cette période, le père serait retourné à son domicile sans informer immédiatement la mère de ce qui venait de se produire.

C’est cette dernière qui, découvrant l’état extrêmement préoccupant de son bébé, aurait immédiatement entrepris une réanimation cardio-pulmonaire alors que le couple se dirigeait vers le centre de santé de Tinajo.

Cependant, l’établissement étant fermé, ils se sont finalement rendus au commissariat de la police locale afin d’obtenir une aide urgente.

Un infirmier, présent sur place alors qu’il n’était pas en service, est intervenu pour prodiguer les premiers soins avant l’arrivée des équipes médicales

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