8. Une masse ou une sensation de boule sous les côtes
Dans certains cas, une augmentation du volume du foie peut rendre une masse abdominale perceptible lors de l’examen clinique.
Une sensation de boule ou de pesanteur sous les côtes ne signifie cependant pas nécessairement qu’une tumeur est présente. Elle peut avoir différentes origines et doit être évaluée par un professionnel de santé.
La Ligue contre le cancer indique que le diagnostic peut notamment être suspecté lors de la palpation de l’abdomen lorsqu’une masse est perceptible. Des examens d’imagerie, notamment une échographie, puis éventuellement un scanner ou une IRM, peuvent être utilisés pour poursuivre les investigations.
Quels autres signes peuvent accompagner une maladie du foie ?
D’autres manifestations peuvent apparaître selon la nature et le stade de l’atteinte hépatique.
Il peut notamment s’agir de démangeaisons persistantes, de fièvre, d’une altération de l’état général ou de modifications de la couleur des urines et des selles.
Certains symptômes sont particulièrement importants lorsqu’ils apparaissent simultanément. Par exemple, une jaunisse associée à des urines foncées, des selles décolorées et des démangeaisons peut traduire une perturbation de l’évacuation de la bile.
Mais aucun de ces signes ne permet, isolément, de diagnostiquer un cancer.
C’est précisément pour cette raison qu’il est préférable de consulter plutôt que de tenter d’établir soi-même un diagnostic à partir d’une liste de symptômes trouvée sur Internet.
Pourquoi le cancer du foie peut-il être découvert tardivement ?
L’une des difficultés du diagnostic du cancer du foie vient du fait que les symptômes peuvent être tardifs et peu spécifiques lorsque la maladie apparaît chez une personne qui ne présente pas déjà une maladie hépatique connue.
Le cancer primitif du foie apparaît très souvent sur un foie fragilisé, notamment dans le contexte d’une cirrhose ou de certaines hépatites virales chroniques. Dans ces situations, une surveillance médicale régulière peut permettre de repérer plus rapidement une anomalie.
L’Institut national du cancer souligne d’ailleurs l’importance du repérage et du suivi des personnes présentant un risque élevé de carcinome hépatocellulaire. À ce jour, il n’existe pas de biomarqueur suffisamment performant permettant à lui seul de dépister ce cancer dans la population générale.
Quels sont les principaux facteurs de risque ?
Certains facteurs augmentent le risque de développer un cancer du foie.
Parmi eux figurent notamment :
- la cirrhose ;
- la consommation excessive d’alcool ;
- les infections chroniques par les virus des hépatites B ou C ;
- certaines formes de stéatose hépatique ;
- le surpoids et l’obésité ;
- la sédentarité ;
- le tabagisme ;
- certaines maladies héréditaires ou métaboliques.
La Ligue contre le cancer cite notamment l’alcool, les hépatites B et C, la stéatose hépatique, le surpoids et la sédentarité parmi les facteurs associés au risque de cancer du foie.
Cela ne signifie pas qu’une personne présentant l’un de ces facteurs développera nécessairement un cancer. Ces éléments servent surtout à identifier les situations dans lesquelles une surveillance médicale du foie peut être particulièrement importante.
Cliquer sur lire la suite
