A 49 ans, cette célèbre présentatrice révèle être atteinte d’un cancer du sang incurable et refuse de laisser la maladie l’empêcher de travailler

Maryam Moshiri révèle son combat contre une maladie du sang : la journaliste de BBC News brise enfin le silence

Pendant près de deux ans, Maryam Moshiri a continué à exercer son métier de journaliste tout en gardant secret un diagnostic médical particulièrement lourd. Présentatrice de BBC News et habituée à couvrir les événements les plus importants de l’actualité internationale, la journaliste britannique de 49 ans a choisi de ne pas dévoiler publiquement la maladie dont elle souffrait.

Aujourd’hui, elle accepte de raconter cette période difficile, entre traitements réguliers, fatigue et conséquences sur sa vie personnelle. Mère de trois enfants, Maryam Moshiri explique notamment combien il a été compliqué de concilier les exigences de sa carrière avec une prise en charge médicale devenue une partie importante de son quotidien.

Une maladie diagnostiquée il y a près de deux ans

C’est dans une interview accordée au Times que Maryam Moshiri a décidé de parler ouvertement de son état de santé. La présentatrice de BBC News a révélé qu’elle souffrait depuis près de deux ans de polycythémie vraie, une maladie également connue sous le nom de maladie de Vaquez.

Cette pathologie touche le fonctionnement de la moelle osseuse et provoque une production excessive de globules rouges. Cette augmentation peut rendre le sang plus visqueux et nécessite une surveillance médicale régulière afin de limiter les risques associés à la maladie.

Maryam Moshiri décrit elle-même cette pathologie comme un « cancer du sang incurable », une expression qui permet de mesurer le poids psychologique du diagnostic qu’elle a reçu.

La polycythémie vraie est une maladie chronique qui demande généralement un suivi médical sur le long terme. Pour les patients concernés, la prise en charge ne se limite donc pas à une période courte de traitement : elle peut s’inscrire durablement dans leur vie quotidienne.

Des traitements contraignants et des saignées régulières

Pour contrôler sa maladie, Maryam Moshiri explique avoir dû subir des saignées environ deux fois par mois. Lors de chaque séance, près d’un demi-litre de sang pouvait être prélevé.

Cette procédure, également appelée phlébotomie thérapeutique, vise notamment à réduire le nombre de globules rouges et à maintenir certains paramètres sanguins dans une zone considérée comme plus sûre par les médecins.

Pour la journaliste, ces rendez-vous médicaux sont devenus une contrainte supplémentaire dans un emploi du temps déjà particulièrement chargé.

Le journalisme télévisé exige en effet une grande disponibilité. Les présentateurs doivent pouvoir travailler sur des horaires parfois irréguliers, suivre l’actualité en temps réel et se déplacer lorsqu’un événement majeur survient. Dans ce contexte, devoir organiser régulièrement des traitements médicaux représente une difficulté considérable.

Malgré cela, Maryam Moshiri a choisi de poursuivre son activité professionnelle.

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