Le précédent de 1979 : quand un tsunami a frappé la Côte d’Azur
L’un des épisodes les plus marquants reste celui du 16 octobre 1979. Contrairement à l’image traditionnelle d’un tsunami provoqué uniquement par un séisme, celui-ci a été déclenché par un important glissement de terrain sous-marin lié aux travaux réalisés au niveau de l’aéroport de Nice.
Une partie des remblais et des infrastructures du chantier s’est brutalement effondrée dans la mer. Le déplacement d’une importante quantité de matériaux a alors provoqué une série de vagues.
Des témoins présents sur le littoral ont notamment observé un retrait de la mer avant l’arrivée des vagues. Selon un rapport du ministère de la Transition écologique, trois vagues d’une hauteur de l’ordre de deux à trois mètres ont ensuite atteint le littoral entre Antibes et Beaulieu.
Le bilan humain de cet événement a été particulièrement lourd. Des ouvriers présents sur le chantier ont été emportés avec les installations et plusieurs personnes sont mortes. Les documents administratifs consacrés aux risques littoraux font état de nombreuses victimes liées à cet événement.
Cet épisode historique démontre surtout que le risque de tsunami sur la Côte d’Azur n’est pas uniquement théorique.
Une vague de plusieurs mètres peut-elle atteindre Nice ?
La réponse dépend évidemment de l’origine du tsunami, de sa puissance et de la zone où il se produit.
Tous les tsunamis ne produisent pas des vagues gigantesques. Certains entraînent principalement des variations du niveau de la mer, des courants extrêmement puissants ou des inondations localisées.
La Ville de Nice précise ainsi qu’un tsunami peut se présenter sous la forme d’une série de vagues et que la première vague n’est pas nécessairement la plus importante. Le danger peut donc persister pendant plusieurs heures après le début du phénomène.
Cette caractéristique est particulièrement importante pour la sécurité des personnes. Une accalmie temporaire ne signifie pas forcément que le danger est terminé.
Les infrastructures situées près du littoral peuvent également être vulnérables : routes, réseaux électriques, commerces, bâtiments, parkings, ports et autres installations économiques pourraient être affectés en fonction de l’ampleur de l’événement.
Le risque peut également venir d’un séisme au large
Les séismes constituent l’une des principales causes de tsunamis dans le monde. La Méditerranée occidentale possède plusieurs zones sismiquement actives susceptibles de provoquer des mouvements importants du fond marin.
La Ville de Nice cite notamment la mer Ligure et la marge maghrébine parmi les zones pouvant générer des phénomènes susceptibles d’atteindre la Côte d’Azur.
Le séisme d’Imperia de 1887, par exemple, a provoqué des variations importantes du niveau de la mer observées dans plusieurs ports, notamment à Nice, Menton, Villefranche-sur-Mer, Antibes et Cannes.
Plus récemment, le séisme de Boumerdès en Algérie en 2003 a également provoqué un tsunami modéré dont les effets ont été observés dans différentes zones de la Méditerranée occidentale.
Ces épisodes historiques permettent aux scientifiques d’étudier le comportement de la mer et d’améliorer les modèles de prévision des catastrophes naturelles.
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