Parallèlement, une expertise psychiatrique de la mère a été ordonnée. Les enquêteurs veulent savoir si elle était en pleine possession de ses moyens au moment des faits. Un antécédent de dépression ou de trouble bipolaire pourrait expliquer un geste irréfléchi. Mais attention, rien n’est encore confirmé. La justice avance avec prudence, consciente de la sensibilité du dossier.
Les enquêteurs examinent également les relevés téléphoniques et les échanges sur les réseaux sociaux. Ils cherchent à savoir si la mère avait montré des signes avant-coureurs ou si elle avait cherché des informations sur des méthodes violentes. Ce travail de fourmi est essentiel pour reconstituer les dernières heures des enfants.
Les réactions de la communauté : entre tristesse et colère
À Carpentras, l’émotion est palpable. Une veillée aux chandelles a été organisée ce soir sur la place principale. Des centaines de personnes se sont rassemblées, certaines avec des fleurs, d’autres avec des peluches. « On ne peut pas laisser passer ça sans montrer notre soutien », explique une mère de famille, venue avec ses propres enfants.
La maire de la ville a exprimé sa « profonde tristesse » et a appelé au recueillement. « Nous perdons deux âmes innocentes. C’est une tragédie qui nous rappelle la fragilité de la vie et l’importance de protéger nos enfants », a-t-elle déclaré lors d’une brève allocution. Des psychologues ont été mobilisés pour soutenir les proches et les voisins choqués.
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont vives. Certains expriment leur colère contre la mère présumée, d’autres appellent à ne pas juger trop vite. « Il faut attendre les résultats de l’enquête avant de tirer des conclusions », rappelle un internaute. Le débat sur la santé mentale et la protection de l’enfance est relancé. Comment détecter les signes de détresse chez un parent ? Quels sont les dispositifs existants pour éviter de tels drames ?
Protection de l’enfance : des leçons à tirer pour l’avenir
Ce drame pose une fois de plus la question de la protection des mineurs. En France, environ 300 enfants meurent chaque année sous les coups de leurs parents, selon les chiffres de l’Observatoire national de la protection de l’enfance. C’est un chiffre alarmant qui appelle à une réflexion collective.
Les services sociaux sont souvent en première ligne, mais ils manquent de moyens. Les signalements ne sont pas toujours suivis d’effets, faute de personnel ou de coordination entre les institutions. Dans le cas de Carpentras, on ignore si la famille était connue des services sociaux. L’enquête le dira.
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