Pourquoi l’adénome de la prostate devient-il plus gênant avec l’âge ?
L’augmentation progressive du volume de la prostate ne provoque pas systématiquement des symptômes importants. Certains hommes peuvent avoir une prostate volumineuse sans ressentir de gêne particulière.
À l’inverse, une augmentation plus modérée peut parfois provoquer des troubles urinaires importants.
Tout dépend notamment de la manière dont la prostate comprime l’urètre et du fonctionnement de la vessie.
Dans un premier temps, le médecin peut proposer une surveillance lorsque les symptômes restent légers. Un traitement médicamenteux peut également être envisagé afin de réduire les symptômes urinaires ou d’améliorer l’écoulement de l’urine.
Lorsque les médicaments ne sont plus suffisamment efficaces ou lorsque les symptômes deviennent particulièrement importants, une intervention peut être envisagée.
C’est précisément dans ce contexte que les nouvelles techniques mini-invasives prennent progressivement leur place.
Une intervention traditionnelle plus lourde pour certains patients
Parmi les méthodes utilisées pour traiter l’adénome de la prostate figure notamment la résection endoscopique de la prostate, parfois décrite comme un « grattage prostatique ».
Cette intervention consiste à retirer une partie du tissu prostatique qui gêne l’écoulement de l’urine.
Selon le Dr Hany Mankarios, chef du service d’urologie au CH Eure Seine, cette méthode nécessite généralement une anesthésie et une hospitalisation. L’intervention peut également entraîner une période de récupération plus importante.
L’objectif de cette chirurgie reste néanmoins le même : libérer le passage de l’urine en retirant le tissu prostatique responsable de l’obstruction.
Mais les progrès de la chirurgie urologique permettent aujourd’hui d’explorer d’autres solutions susceptibles de réduire le caractère invasif de certaines interventions.
C’est dans cette logique que l’hôpital de Vernon s’est équipé du système Rézum.
Rézum : comment fonctionne le traitement de la prostate par vapeur ?
Le principe de cette technologie repose sur l’utilisation de vapeur d’eau à très haute température.
Au cours de l’intervention, le médecin introduit un petit dispositif dans les voies urinaires afin d’atteindre précisément les zones concernées de la prostate.
De petites quantités de vapeur sont ensuite injectées directement dans le tissu prostatique.
La température élevée de la vapeur entraîne progressivement une destruction ciblée des cellules de la zone traitée. Au fil des semaines, le tissu prostatique traité diminue de volume.
Cette réduction permet ensuite de libérer progressivement l’urètre et de faciliter le passage de l’urine.
L’intervention elle-même est particulièrement rapide. Selon les informations communiquées par l’hôpital de Vernon, le traitement peut être réalisé en environ dix minutes.
Cette rapidité constitue l’un des principaux avantages mis en avant pour cette technologie.
Cliquer sur lire la suite
