« Un bruit comme si le moteur s’était arrêté » : le témoignage effrayant d’un témoin du crash d’avion qui a fait 11 morts à Nancy

L’avion serait tombé quasiment à la verticale

Les premières descriptions du crash évoquent une trajectoire particulièrement brutale. D’après les déclarations rapportées par les autorités locales, l’avion aurait chuté presque à la verticale.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, a notamment évoqué cette trajectoire inhabituelle devant les caméras. Il a également indiqué qu’une avarie aurait manifestement provoqué l’accident, tout en soulignant que de nombreux témoins avaient assisté au drame.

À ce stade, ces éléments doivent toutefois être distingués des conclusions définitives d’une enquête. Après un accident aérien, les enquêteurs doivent examiner de nombreux paramètres avant de déterminer précisément l’origine de la catastrophe.

Il peut notamment être nécessaire d’analyser l’état du moteur, les commandes de vol, les instruments de navigation, les communications avec le contrôle aérien ainsi que les conditions météorologiques au moment de l’accident.

Une chute à quelques mètres des habitations

La proximité avec les logements constitue l’un des éléments les plus marquants de ce crash d’avion.

John Curaku affirme que l’appareil est passé à environ une centaine de mètres de son habitation avant de s’écraser à proximité d’une route, à une vingtaine de mètres seulement de certaines maisons.

Cette situation aurait pu provoquer un bilan encore plus dramatique si l’appareil avait percuté directement une habitation ou une zone particulièrement fréquentée.

Le fait que le crash ait eu lieu dans un secteur résidentiel a donc immédiatement attiré l’attention des secours et des autorités locales. La priorité a été de sécuriser la zone et de permettre aux services d’urgence d’intervenir dans des conditions aussi sûres que possible.

Un témoin se rend sur les lieux du crash

Après avoir entendu l’impact, John Curaku explique s’être rendu sur place avec son fils. Il dit avoir rapidement compris la gravité de la situation.

À son arrivée, il aurait découvert une scène particulièrement difficile. Selon son témoignage, aucun signe de vie n’était visible autour de l’épave.

Le riverain rapporte également avoir aperçu deux personnes projetées hors de l’appareil, à quelques mètres de la carcasse.

Face à la violence du crash, il a rapidement choisi de mettre son fils à l’abri. Cette réaction illustre la confusion qui pouvait régner dans les premières minutes après l’accident.

La crainte d’une nouvelle explosion

Comme souvent lors d’un accident impliquant un aéronef, les premières personnes arrivées à proximité doivent rester extrêmement prudentes. La présence éventuelle de carburant, de débris ou d’éléments mécaniques endommagés peut représenter un danger.

John Curaku explique ainsi que plusieurs personnes présentes sur les lieux n’ont pas immédiatement osé s’approcher de l’avion, par crainte notamment d’une éventuelle explosion.

Les secours ont ensuite pris en charge la sécurisation du secteur et les opérations liées à l’accident. Dans ce type de situation, les services d’urgence doivent simultanément protéger les riverains, établir un périmètre de sécurité et permettre aux enquêteurs de travailler sur les lieux.

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