Affaire Lyhanna : Les deux filles de Jérôme B., dont l’aînée était amie avec la victime, ont été retirées de l’école
La tragique disparition de la petite Lyhanna, 11 ans, continue de secouer la France et de soulever des questions poignantes sur la protection de l’enfance. Alors que le principal suspect, Jérôme B., a été placé en détention provisoire pour enlèvement, séquestration et meurtre sur mineure, une conséquence directe et déchirante touche désormais sa propre famille. Ses deux filles, dont l’aînée entretenait une amitié avec Lyhanna, ont été déscolarisées et confiées à la garde de leur mère. Cette décision, rapportée par nos confrères de BFMTV le mardi 9 juin 2026, marque un tournant dans une affaire déjà lourde d’émotions.
Le corps de l’enfant avait été retrouvé sans vie dans une usine agricole de Puycasquier, dans le Gers, après des jours de recherches angoissantes. Depuis, l’enquête a révélé des failles dans le suivi des signalements visant Jérôme B., qui faisait pourtant l’objet de plusieurs plaintes non instruites au moment des faits. Mais au-delà de l’horreur, c’est aussi le sort des proches du suspect qui interpelle, notamment celui de ses filles, brutalement plongées dans une réalité insoutenable.
Une amitié brisée par la tragédie
L’aînée des filles de Jérôme B. était une amie proche de Lyhanna. Les deux jeunes filles partageaient des moments de complicité typiques de leur âge : des jeux, des confidences, des rires. Cette amitié innocente a été brutalement brisée le 29 mai 2026, jour de la disparition de Lyhanna. Pour l’adolescente, la nouvelle de la mort de son amie a été un choc violent, aggravé par l’implication de son propre père dans cette affaire.
Les autorités ont rapidement pris la décision de déscolariser les deux sœurs. Cette mesure, bien que douloureuse, vise à les protéger du tumulte médiatique et des regards parfois accusateurs qui pourraient peser sur elles. Elles ont été confiées à leur mère, qui réside dans un lieu tenu secret pour garantir leur sécurité et leur permettre de vivre ce deuil complexe loin de la pression publique. La maison familiale de Jérôme B., située à quelques kilomètres de Fleurance, a quant à elle été placée sous scellés dans le cadre de l’enquête.
Un quotidien bouleversé
Pour ces deux enfants, la vie a basculé en un instant. Non seulement elles perdent un père, désormais incarcéré, mais elles doivent aussi faire face à la stigmatisation sociale. Être les filles du principal suspect dans une affaire aussi médiatisée n’est pas un fardeau facile à porter. Leur mère, qui avait déjà quitté le domicile conjugal par le passé, doit aujourd’hui reconstruire un environnement stable et rassurant pour ses filles, tout en gérant sa propre douleur et son incompréhension face aux actes reprochés à son ex-conjoint.
Les psychologues insistent sur l’importance d’un accompagnement spécialisé dans ce genre de situation. Les enfants ont besoin de temps pour assimiler la réalité, de mots adaptés à leur âge et d’un espace où elles peuvent exprimer leurs émotions sans jugement. La déscolarisation, si elle les isole temporairement, permet aussi d’éviter les confrontations directes avec des camarades ou des parents d’élèves qui pourraient avoir des réactions hostiles. Un suivi psychologique a été mis en place, et leur mère veille à ce qu’elles puissent maintenir un semblant de routine malgré le chaos ambiant.
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