Mort de Bernard Verley : l’acteur de Grâce à Dieu, Capitaine Marleau ou encore Dix pour cent est décédé à l’âge de 86 ans

De La Dilettante à Rodin, Bernard Verley reste présent à l’écran

À partir des années 1990, Bernard Verley retrouve une activité importante comme acteur de second rôle.

Le public le découvre ou le redécouvre dans plusieurs productions remarquées, notamment La Dilettante, Lady Chatterley et Rodin. Dans ce dernier film, réalisé par Jacques Doillon, il interprète Victor Hugo.

Son parcours se poursuit ensuite avec de nombreux projets pour le cinéma et la télévision. L’acteur ne cherche jamais à s’enfermer dans une catégorie particulière et accepte des rôles très différents.

C’est aussi ce qui explique pourquoi son visage est progressivement devenu familier à plusieurs générations de téléspectateurs.

Bernard Verley dans Grâce à Dieu : un rôle particulièrement difficile

Mais parmi ses rôles les plus marquants de ces dernières années, celui du père Bernard Preynat dans Grâce à Dieu occupe une place particulière.

Réalisé par François Ozon et sorti en salles en février 2019, le film s’intéresse à l’affaire concernant le prêtre Bernard Preynat et au combat de plusieurs hommes qui avaient été victimes d’abus sexuels lorsqu’ils étaient enfants. Bernard Verley interprète le prêtre au centre de cette histoire.

Le sujet était particulièrement sensible et le rôle représentait donc un véritable défi pour le comédien.

Dans une interview donnée autour de la sortie du film, Bernard Verley expliquait qu’il avait accepté le rôle notamment parce qu’il faisait confiance à François Ozon et qu’il considérait le sujet comme important.

Une préparation particulière pour incarner Bernard Preynat

Pour préparer son personnage, le comédien avait notamment étudié les interrogatoires de Bernard Preynat.

Son approche consistait à comprendre le personnage sans chercher à justifier ses actes. Bernard Verley expliquait vouloir montrer son humanité tout en conservant la gravité des faits racontés dans le film.

Cette distinction était essentielle pour lui : comprendre un personnage ne signifie pas nécessairement excuser ses actes.

Le film de François Ozon avait d’ailleurs été conçu autour d’un traitement très factuel de l’affaire, avec une volonté de donner une place importante à la parole des victimes et à leur parcours. Grâce à Dieu a ainsi été présenté comme un drame inspiré de faits réels, centré sur le combat de plusieurs victimes pour faire entendre leur voix.

Pour Bernard Verley, cette expérience fut particulièrement éprouvante sur le plan artistique. Incarner un personnage aussi controversé nécessitait une implication importante et une distance professionnelle afin de ne pas confondre l’acteur avec le personnage qu’il interprétait.

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