Nouveaux droits de douane de Donald Trump : ils pourraient coûter 15 milliards d’euros à l’Allemagne

Friedrich Merz avait critiqué Donald Trump sur la guerre en Iran

L’annonce américaine intervient quelques jours après une déclaration particulièrement remarquée de Friedrich Merz.

Le 27 avril 2026, le chancelier allemand a critiqué la stratégie américaine dans le conflit avec l’Iran. Il a déclaré que les États-Unis semblaient manquer d’une stratégie claire et a estimé que les dirigeants iraniens étaient en train d’humilier Washington dans les négociations.

Friedrich Merz a notamment expliqué qu’il ne voyait pas clairement quelle stratégie de sortie les États-Unis envisageaient.

Ces déclarations ont rapidement fait réagir Donald Trump.

Le lendemain, le président américain a répondu au chancelier allemand sur son réseau Truth Social, l’accusant notamment de se tromper sur la question du programme nucléaire iranien. Reuters a rapporté que Trump avait affirmé que Merz ne comprenait pas la situation, alors que le chancelier allemand avait lui-même déclaré que l’Iran ne devait pas obtenir l’arme nucléaire.

La proximité temporelle entre cette dispute diplomatique et l’annonce de la hausse des droits de douane attire donc naturellement l’attention.

Cependant, rien ne permet d’affirmer que les critiques de Friedrich Merz sur l’Iran sont directement à l’origine de la décision commerciale américaine. Le principal argument avancé par Donald Trump concerne le respect de l’accord commercial conclu avec l’Union européenne.

Berlin préfère pour l’instant éviter une nouvelle escalade

Face à cette nouvelle menace commerciale, le gouvernement allemand appelle à la prudence.

Jens Südekum, conseiller principal du ministre allemand des Finances, a recommandé de ne pas réagir de manière précipitée. Selon lui, il est préférable d’attendre de voir comment la menace américaine évolue.

Cette prudence s’explique notamment par l’historique de la politique commerciale de Donald Trump. Le président américain a déjà annoncé ou menacé d’imposer différentes mesures tarifaires avant de modifier, suspendre ou retirer certaines d’entre elles.

Le conseiller allemand estime également que la base juridique de la nouvelle décision mérite d’être examinée.

Pour Berlin, une réponse immédiate pourrait donc risquer d’alimenter une nouvelle escalade commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne.

L’industrie automobile allemande demande le respect de l’accord

La Fédération allemande de l’industrie automobile, la VDA, demande de son côté que l’accord commercial conclu entre Washington et Bruxelles soit respecté par les deux parties.

Pour les industriels, la stabilité réglementaire est essentielle.

Un constructeur automobile doit généralement planifier ses investissements plusieurs années à l’avance. Construire une usine, développer un nouveau modèle, signer des contrats avec des fournisseurs ou organiser une chaîne logistique nécessite des engagements financiers considérables.

Des changements fréquents des droits de douane rendent ces décisions beaucoup plus difficiles.

L’industrie automobile européenne pourrait donc être confrontée à un double problème : le coût immédiat des nouvelles taxes américaines et l’incertitude concernant les futures règles commerciales.

Cliquer sur lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *