“On a tous bondi en entendant ça” : une nouvelle canicule pour le 14 juillet ? Ce météorologue rétablit la vérité après la « fake news » de la ministre de la Transition écologique

Pourquoi les prévisions météo deviennent-elles moins fiables avec le temps ?

La météorologie repose sur des modèles extrêmement complexes capables d’analyser une quantité considérable de données : températures, pression atmosphérique, humidité, vents, masses d’air ou encore évolution des systèmes dépressionnaires.

Cependant, même les meilleurs modèles météorologiques ne peuvent pas déterminer avec certitude la situation atmosphérique plusieurs semaines à l’avance.

Une petite modification des conditions initiales peut progressivement entraîner des différences importantes dans les prévisions.

C’est notamment pour cette raison qu’une tendance à long terme ne doit pas être interprétée comme une certitude.

Pour Anthony Kaczmarek, la situation est donc claire : « La prévision à l’échelle du pays entier s’arrête à J+7. »

Il ajoute : « Et ça, tous les météorologues vous le diront. Il n’y a aucun doute là-dessus. »

Cette limite concerne particulièrement les phénomènes extrêmes comme les canicules, dont l’intensité et la durée dépendent de plusieurs paramètres atmosphériques.

Les modèles météo ne prévoient pas de canicule début juillet

Pour appuyer son analyse, Anthony Kaczmarek indique avoir consulté les principaux modèles météorologiques disponibles.

Son constat est sans ambiguïté.

« Aucun des modèles météo ce matin, que ce soit le modèle européen, le modèle américain ou le modèle de Météo-France, aucun ne prévoit de canicule pour début juillet. »

Ces différents modèles constituent des outils essentiels pour les prévisionnistes. Le modèle européen et le modèle américain sont notamment utilisés pour suivre l’évolution des masses d’air et anticiper les changements météorologiques.

Météo-France dispose également de son propre modèle numérique, utilisé par ses spécialistes pour établir les prévisions concernant le territoire français.

À ce stade, aucun de ces outils ne permettrait donc de confirmer une nouvelle canicule au début du mois de juillet.

Les températures devraient progressivement baisser

La bonne nouvelle pour les Français est que l’épisode de chaleur actuel devrait progressivement prendre fin.

Selon le météorologue, les températures les plus élevées devraient reculer dans plusieurs régions du pays.

« On n’aura plus de températures supérieures à 36 ou 40 degrés. C’est certain. Et on va surtout pouvoir respirer la nuit », précise-t-il.

Cette amélioration devrait d’abord concerner la moitié ouest du pays, avec une évolution attendue dès dimanche.

La moitié est devrait ensuite connaître une baisse des températures à partir de lundi ou mardi.

Après plusieurs journées difficiles pour les organismes, notamment chez les personnes âgées et les plus vulnérables, le retour à des températures plus raisonnables pourrait donc apporter un véritable soulagement.

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