Vaccin contre le Covid-19 : cinq ans après, la liste des symptômes persistants s’allonge

3/10 Le développement des vaccins contre le Covid-19

Le développement des vaccins contre le SARS-CoV-2 a constitué un effort scientifique mondial sans précédent.

Plusieurs laboratoires pharmaceutiques ont développé différentes technologies. Parmi les vaccins utilisés au cours de la pandémie figuraient notamment ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca, ainsi que d’autres formulations selon les pays.

Les premières autorisations ont été accordées après l’analyse de données issues d’essais cliniques. Mais comme pour tout médicament ou vaccin, la surveillance de sécurité s’est poursuivie après la mise sur le marché.

Cette phase de pharmacovigilance est essentielle car certains événements extrêmement rares peuvent être difficiles à détecter pendant les essais cliniques, même lorsque ceux-ci incluent plusieurs dizaines de milliers de participants.

4/10 Pourquoi les effets indésirables ont-ils continué à être surveillés ?

Lorsqu’un produit de santé est utilisé par plusieurs dizaines ou centaines de millions de personnes, les autorités sanitaires peuvent recueillir beaucoup plus de données sur sa sécurité.

Les systèmes de pharmacovigilance permettent notamment de détecter des événements inhabituels et de déterminer s’ils surviennent plus fréquemment que prévu.

Il faut cependant rester prudent dans l’interprétation de ces données.

Un problème de santé qui apparaît après une vaccination n’est pas automatiquement provoqué par le vaccin. Certaines maladies surviennent naturellement dans la population et peuvent donc apparaître après une injection simplement parce que les deux événements se produisent dans le même intervalle de temps.

C’est pourquoi les chercheurs utilisent des comparaisons statistiques avec des taux attendus et des populations de référence.

5/10 Une étude internationale sur près de 99 millions de personnes

L’étude du Global Vaccine Data Network constitue l’une des analyses internationales majeures consacrées à la sécurité des vaccins contre le Covid-19.

Les chercheurs ont étudié 99 068 901 personnes vaccinées et plus de 242 millions de doses correspondant aux trois vaccins étudiés dans l’analyse : BNT162b2 de Pfizer-BioNTech, mRNA-1273 de Moderna et ChAdOx1 d’AstraZeneca.

Les données provenaient de huit pays : Argentine, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Nouvelle-Zélande et Écosse. L’objectif était de comparer les taux observés pour 13 événements indésirables d’intérêt particulier avec les taux attendus à partir des données disponibles avant les campagnes de vaccination.

Cette méthodologie est importante car elle permet de rechercher des signaux de sécurité à l’échelle de populations très importantes.

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