(4/6) Reflux gastriques
La bave nocturne peut parfois être liée au reflux gastro-œsophagien (RGO). Pendant le sommeil, les acides de l’estomac remontent vers l’œsophage et la gorge, ce qui irrite les muqueuses.
Pour se défendre, l’organisme produit davantage de salive afin de neutraliser l’acidité. Ce mécanisme de protection explique pourquoi certaines personnes souffrant de reflux se réveillent avec l’oreiller humide ou un goût acide dans la bouche.
Les études montrent que près d’une personne sur deux souffrant de reflux signale des brûlures nocturnes et plus d’un tiers décrit des épisodes de reflux pendant la nuit, perturbant le sommeil.
Pour limiter ces symptômes, il est conseillé d’éviter les repas copieux avant le coucher, de surélever légèrement le haut du corps et, si nécessaire, de consulter un médecin pour un traitement adapté (antiacides ou inhibiteurs de la pompe à protons).
(5/6) Certains médicaments
Certains traitements, notamment les antipsychotiques comme la clozapine, sont bien connus pour provoquer ce symptôme : selon des études cliniques, entre 30 et 80 % des patients sous clozapine présentent une salivation excessive, particulièrement la nuit lorsque la déglutition est ralentie.
D’autres médicaments, comme la pilocarpine (prescrite contre la sécheresse buccale ou le glaucome), stimulent directement la production de salive.
Si ce type d’effet devient gênant, plusieurs solutions existent : ajuster la posologie, envisager un changement de molécule ou associer un traitement anticholinergique (par exemple, l’ipratropium en spray).
Mais dans tous les cas, il est essentiel de ne jamais modifier soi-même son traitement et d’en discuter avec son médecin.
(6/6) Maladies neurologiques
Des pathologies comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, l’épilepsie, ou encore les séquelles d’AVC peuvent altérer la coordination des muscles de la bouche et ralentir le réflexe de déglutition.
La Cleveland Clinic rappelle que ces affections figurent parmi les causes médicales les plus sérieuses de l’hypersalivation, notamment la nuit, lorsque le contrôle musculaire est encore plus réduit.
Chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, par exemple, la prévalence de l’hypersalivation est particulièrement élevée, touchant jusqu’à 70 à 80 % des personnes au cours de l’évolution de la maladie.
Dans ce contexte, une évaluation neurologique est indispensable : des exercices d’orthophonie, des traitements spécifiques ou des approches ciblées permettent de limiter la bave et d’améliorer la qualité de vie.
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