Infarctus et AVC : plus de 40% des contraceptions sont inadaptées chez les femmes cumulant ces facteurs de risque

Contraception et risque cardiovasculaire : l’alerte concernant les femmes à haut risque

À l’approche de la Journée mondiale du Cœur, célébrée chaque 29 septembre, une nouvelle alerte attire l’attention sur la santé cardiovasculaire des femmes. La Fondation Agir pour le Cœur des Femmes met notamment en garde contre certaines prescriptions de contraception œstroprogestative chez les patientes qui présentent plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire.

Selon les données communiquées par la Fondation et issues de l’Observatoire national de la santé des femmes, une part importante des prescriptions étudiées pourrait être inadaptée lorsque certains facteurs de risque sont présents. Sur 1 062 dossiers de femmes âgées de 15 à 55 ans dont la contraception était renseignée, 40,7 % des prescriptions de contraception œstroprogestative étaient considérées comme inadaptées au regard des facteurs de risque cardiovasculaire seuls. Lorsque les antécédents cardiovasculaires familiaux au premier degré sont également pris en compte, le chiffre atteint 59,8 %.

Ces données ne signifient pas que la contraception hormonale combinée serait dangereuse pour toutes les femmes. Elles soulignent surtout l’importance d’une évaluation médicale individualisée, particulièrement lorsque plusieurs facteurs susceptibles d’augmenter le risque cardiovasculaire sont présents.

Le sujet est d’autant plus important que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité chez les femmes en France. Les données reprises par l’Assurance Maladie indiquent que 72 078 femmes sont décédées d’une maladie cardioneurovasculaire en 2023, soit près de 200 décès par jour.

Contraception œstroprogestative : pourquoi la vigilance est importante ?

La contraception œstroprogestative, également appelée contraception combinée, associe un œstrogène et un progestatif. Elle peut notamment être proposée sous différentes formes, comme certaines pilules contraceptives, le patch transdermique ou encore l’anneau vaginal.

Ces méthodes peuvent convenir à de nombreuses femmes, mais leur prescription doit tenir compte de l’état de santé de la patiente et de ses éventuels facteurs de risque.

L’objectif n’est donc pas de remettre en cause l’ensemble de la contraception œstroprogestative, mais de rappeler qu’une méthode contraceptive doit être choisie en fonction du profil médical de chaque femme.

Certaines situations doivent ainsi attirer davantage l’attention des professionnels de santé, notamment l’hypertension artérielle, le tabagisme associé à l’âge, l’obésité ou encore certains antécédents cardiovasculaires familiaux. Les données de l’Observatoire national de la santé des femmes mettent précisément en évidence la fréquence de ces facteurs chez les femmes dépistées.

Quels facteurs de risque cardiovasculaire doivent être recherchés ?

Parmi les principaux facteurs identifiés figurent notamment :

  • l’hypertension artérielle ;
  • les antécédents cardiovasculaires chez un parent au premier degré ;
  • l’âge supérieur à 35 ans associé au tabagisme ;
  • l’âge supérieur à 35 ans associé à l’obésité ;
  • certains antécédents médicaux personnels ;
  • d’autres facteurs susceptibles d’augmenter le risque cardiovasculaire.

La combinaison de plusieurs facteurs est particulièrement importante dans l’évaluation globale du risque.

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