Ce nouveau traitement (très attendu) contre la maladie d’Alzheimer vient d’être autorisé, voici ce que l’on sait du Leqembi

Quels sont les effets secondaires à surveiller ?

Comme tout traitement médical, le Leqembi peut provoquer des effets indésirables.

Les ARIA constituent l’un des principaux risques surveillés. Selon les recommandations européennes, certains patients peuvent présenter des maux de tête, une confusion, des troubles visuels, des vertiges, des nausées ou encore des difficultés à marcher lorsqu’une ARIA devient symptomatique.

Des réactions liées à la perfusion peuvent également apparaître.

Une attention particulière est nécessaire chez certains patients présentant des facteurs de risque de saignement cérébral. Les informations européennes relatives au médicament signalent notamment des précautions concernant les traitements anticoagulants et certains facteurs susceptibles d’augmenter le risque d’hémorragie intracérébrale.

Le suivi médical n’est donc pas une simple formalité : il fait partie intégrante du dispositif de sécurité entourant ce traitement.

Comment le Leqembi est-il administré ?

Le Leqembi n’est pas disponible sous forme de comprimé classique.

Le traitement est administré par perfusion intraveineuse une fois toutes les deux semaines. Il doit être prescrit et suivi par un médecin expérimenté dans le diagnostic et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, avec un accès approprié à l’IRM.

Le patient doit également faire l’objet d’un suivi régulier de ses capacités cognitives et de l’évolution de ses symptômes.

L’EMA précise que le traitement doit être interrompu lorsque la maladie progresse vers un stade modéré. Le médecin peut également envisager son arrêt si le patient ne présente pas de bénéfice.

Un parcours réglementaire particulièrement suivi

L’arrivée du Leqembi en Europe n’a pas été immédiate.

En juillet 2024, le comité des médicaments à usage humain de l’EMA avait rendu un avis négatif concernant son utilisation dans une population plus large de patients atteints d’Alzheimer précoce. Après réexamen et restriction de la population éligible, le comité a finalement recommandé l’autorisation du médicament en novembre 2024.

La Commission européenne a ensuite accordé l’autorisation de mise sur le marché le 15 avril 2025, pour une durée initiale de cinq ans.

Ce parcours illustre la prudence des autorités lorsqu’un nouveau traitement présente à la fois un bénéfice potentiel et des risques nécessitant une surveillance importante.

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