À 12 ans, il ne pesait que 23 kg : le terrible calvaire de cet enfant retrouvé mort

Une enquête qui soulève aussi des questions sur la protection de l’enfance

Au-delà du procès, cette affaire a suscité des interrogations sur le fonctionnement des services chargés de protéger les enfants vulnérables.

Des membres de la famille et d’anciens proches avaient exprimé des inquiétudes concernant les garçons. Lors de l’audience de détermination de la peine, la grand-mère des enfants a expliqué avoir alerté les services sociaux.

Ces déclarations ont alimenté le débat sur la manière dont les signalements concernant des enfants placés doivent être évalués.

Il ne s’agit toutefois pas de confondre les responsabilités : la justice a établi la culpabilité des deux femmes concernant les infractions qui leur étaient reprochées, tandis que les questions plus larges concernant le système de protection de l’enfance relèvent d’un débat institutionnel distinct.

Cette nuance est importante lorsqu’une affaire judiciaire devient médiatique.

Le frère cadet survit et témoigne devant la justice

Le garçon qui a survécu a joué un rôle essentiel dans le procès.

Son témoignage a permis à la justice d’entendre directement le récit d’un enfant ayant vécu dans la même maison et ayant été confronté à plusieurs des pratiques dénoncées par l’accusation.

Au moment du procès, il était adolescent.

Les audiences ont également mis en évidence les conséquences psychologiques de ce qu’il avait vécu. Lors de la détermination de la peine, il a notamment évoqué ses difficultés émotionnelles et ses nuits difficiles.

Cette dimension rappelle que les conséquences de la maltraitance infantile ne disparaissent pas nécessairement lorsque l’enfant est éloigné de son environnement dangereux.

Le traumatisme peut continuer à influencer la vie quotidienne, les relations, la scolarité et la santé mentale pendant de nombreuses années.

Les deux femmes reconnues coupables en 2026

Après plusieurs mois de procès, la justice ontarienne a rendu son verdict en mai 2026.

Brandy Cooney et Becky Hamber ont été reconnues coupables du meurtre au premier degré du garçon de 12 ans.

Elles ont également été reconnues coupables de plusieurs infractions concernant son frère cadet, notamment la séquestration, les violences avec une arme et le fait de ne pas avoir fourni les nécessités essentielles à sa survie.

Le juge Clayton Conlan a estimé que les éléments présentés au procès établissaient leur responsabilité au-delà du doute raisonnable.

La décision s’est notamment appuyée sur les témoignages, les communications électroniques, les éléments médicaux et les autres preuves présentées pendant les audiences.

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