Une condamnation à la prison à perpétuité
Le 3 juillet 2026, l’affaire a franchi une nouvelle étape avec la condamnation des deux femmes.
Brandy Cooney et Becky Hamber ont été condamnées à la prison à perpétuité pour le meurtre au premier degré. La législation canadienne prévoit, pour ce type de condamnation, une période minimale de 25 ans avant de pouvoir être admissible à une libération conditionnelle.
Des peines supplémentaires ont également été prononcées pour les infractions commises contre le frère survivant.
La décision judiciaire a ainsi mis un terme à la procédure pénale principale, plusieurs années après la mort du garçon.
Un enfant qui ne doit pas être résumé à son décès
Au moment de la condamnation, les proches du garçon ont tenu à rappeler qu’il ne devait pas être uniquement associé aux circonstances tragiques de sa disparition.
Sa famille a décrit un enfant intelligent, énergique, passionné notamment par la lecture et la nourriture.
Son frère a également pris la parole devant le tribunal.
Les déclarations de la famille ont rappelé une réalité souvent oubliée dans les affaires de faits divers : derrière les chiffres, les procédures judiciaires et les titres de presse se trouve un enfant avec une personnalité, des goûts, des souvenirs et des proches.
La mère du garçon a notamment souhaité que son fils soit avant tout retenu pour la manière dont il avait vécu et non uniquement pour la manière dont il était mort.
Une affaire qui rappelle l’importance de protéger les enfants
Cette affaire canadienne soulève une question essentielle : comment repérer suffisamment tôt les signes d’une maltraitance infantile ?
Isolement soudain, blessures inexpliquées, peur excessive de rentrer à la maison, changements importants de comportement, négligence médicale, perte de poids inhabituelle ou privation de besoins essentiels peuvent constituer des signaux d’alerte nécessitant une attention particulière.
Il est important de ne pas tirer de conclusion à partir d’un seul signe. En revanche, lorsqu’un ensemble d’indices apparaît, les adultes responsables, les enseignants, les professionnels de santé et les services de protection de l’enfance peuvent avoir un rôle déterminant.
La prévention de la maltraitance repose notamment sur la capacité à écouter la parole des enfants et à prendre au sérieux les situations qui présentent un risque.
À retenir
L’histoire de ce garçon de 12 ans est devenue l’une des affaires criminelles les plus marquantes de l’Ontario ces dernières années. Placé avec son frère dans une famille qui souhaitait les adopter, il est mort en décembre 2022 après plusieurs années durant lesquelles les deux garçons ont, selon les éléments retenus par la justice, subi des violences, des privations et des mesures de confinement.
Son état de malnutrition était extrêmement grave au moment de sa mort. Les deux femmes qui avaient sa garde, Brandy Cooney et Becky Hamber, ont finalement été reconnues coupables de meurtre au premier degré en mai 2026.
En juillet 2026, elles ont été condamnées à la prison à perpétuité, avec une période minimale de 25 ans avant une éventuelle admissibilité à la libération conditionnelle.
Au-delà du verdict, cette affaire rappelle l’importance de la protection de l’enfance, du signalement des situations inquiétantes et de la prise en compte de la parole des mineurs vulnérables. Elle rappelle surtout qu’un enfant placé sous la responsabilité d’adultes doit pouvoir bénéficier d’un environnement sûr, de soins adaptés, d’une alimentation suffisante et d’une protection réelle.
