Le vaccin contre la grippe bientôt obligatoire ? Cette nouvelle annonce du gouvernement va faire hurler les Français

Pourquoi les Ehpad sont-ils particulièrement concernés ?

Les Ehpad constituent un environnement où les risques de transmission des infections respiratoires peuvent être importants.

Les résidents sont généralement plus âgés et peuvent présenter des maladies chroniques ou une fragilité immunitaire susceptible d’augmenter le risque de complications en cas de grippe.

La HAS souligne également la fréquence et la proximité des contacts entre les résidents et les professionnels qui les accompagnent quotidiennement.

Dans son analyse, l’autorité sanitaire indique que les personnes âgées sont particulièrement touchées par les formes sévères de grippe. Pour la saison 2024-2025, elle estime notamment à environ 92 000 le nombre d’hospitalisations liées à la grippe, avec un excès de mortalité d’environ 17 000 décès. Neuf décès sur dix concernaient des personnes âgées de 65 ans et plus.

Ces chiffres expliquent pourquoi la question de la prévention des infections respiratoires reste particulièrement importante dans les établissements accueillant des personnes âgées.

Un écart important entre les résidents et les professionnels

L’un des éléments qui a pesé dans la recommandation de la HAS concerne les différences de couverture vaccinale.

Pour la saison 2024-2025, la couverture vaccinale contre la grippe était estimée à 82,7 % chez les résidents d’Ehpad, contre seulement 21 % chez les professionnels exerçant dans ces établissements.

Cet écart est particulièrement marqué.

La HAS considère qu’il pose notamment une question de cohérence dans les messages de prévention adressés aux personnes âgées et aux professionnels qui les accompagnent.

Dans les établissements de santé, la couverture vaccinale des professionnels était également faible, autour de 20 % selon les données prises en compte par la HAS.

Pour les autorités sanitaires, améliorer cette couverture constitue donc un enjeu important de qualité et de sécurité des soins.

Une obligation qui devrait être déployée progressivement

La HAS ne recommande pas une mise en œuvre brutale de cette obligation.

Elle préconise au contraire un déploiement progressif sur une période de deux ans, renouvelable une année, afin de permettre aux professionnels, aux établissements et aux acteurs concernés de s’adapter.

Les Ehpad et les unités de soins de longue durée devraient constituer la priorité de cette mise en œuvre.

Cette approche vise notamment à tenir compte des difficultés pratiques liées à une mesure qui concernerait un nombre important de professionnels.

La vaccination obligatoire contre la grippe ne se limiterait donc pas à une nouvelle règle administrative. Sa mise en place nécessiterait également une organisation adaptée, une information des professionnels et un suivi de la couverture vaccinale.

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