Personne ne le sait, mais ce nouveau dispositif filme les automobilistes au volant de leur voiture depuis le 7 juillet

Une technologie capable d’analyser le regard

Le fonctionnement de l’ADDW repose sur différents capteurs et logiciels capables d’interpréter certains comportements.

Le système peut notamment analyser la direction du regard afin de déterminer si l’automobiliste regarde toujours la route.

Par exemple, lorsqu’une personne détourne durablement les yeux vers son téléphone, le tableau de bord ou un élément situé à côté d’elle, la technologie peut considérer que son niveau d’attention est insuffisant.

L’objectif n’est évidemment pas de sanctionner automatiquement le conducteur. Le système fonctionne comme une aide à la conduite destinée à attirer son attention avant qu’une situation dangereuse ne survienne.

En cas de distraction détectée, une alerte peut être envoyée au conducteur.

Selon le véhicule et les conditions de circulation, cette alerte peut prendre la forme d’un signal sonore, visuel ou d’une autre notification intégrée au système embarqué.

À partir de quelle vitesse le système intervient-il ?

Le dispositif fonctionne notamment à partir d’une certaine vitesse afin de détecter les comportements susceptibles de représenter un danger.

Entre 20 et 50 km/h, lorsque le regard du conducteur reste détourné pendant plusieurs secondes, une alerte peut être déclenchée.

Lorsque la vitesse dépasse 50 km/h, le temps considéré comme acceptable avant l’émission d’une alerte est encore plus court.

Cette différence s’explique simplement : plus la voiture roule vite, plus elle parcourt de distance en quelques secondes.

À 50, 90 ou 130 km/h, quelques secondes d’inattention peuvent suffire pour parcourir plusieurs dizaines de mètres sans regarder correctement la route.

Le système cherche donc à adapter sa vigilance au niveau de risque associé à la vitesse du véhicule.

La somnolence au volant également dans le viseur

La distraction n’est toutefois pas le seul problème auquel cette technologie tente de répondre.

La fatigue au volant constitue également un important facteur de risque sur les routes. Un conducteur qui commence à somnoler peut perdre progressivement sa capacité à réagir rapidement face à un obstacle, un changement de direction ou un freinage brutal.

Certaines données publiées ces dernières années ont souligné le poids de la fatigue dans les accidents mortels.

Une étude de l’Assurance Prévention publiée en 2023 indiquait notamment que 131 accidents mortels recensés en 2021 étaient liés à la fatigue.

L’ADDW s’inscrit donc dans une approche de prévention des accidents de la route. En détectant certains comportements associés à une baisse de vigilance, le système peut rappeler au conducteur qu’il doit retrouver son attention.

Cependant, aucune technologie ne peut remplacer complètement le comportement responsable de l’automobiliste.

Une alerte ne remplace pas une pause

Même lorsqu’un véhicule dispose des dernières technologies de sécurité, le conducteur reste responsable de son comportement.

Une alerte concernant la fatigue doit notamment être prise au sérieux.

Si les premiers signes de somnolence apparaissent — bâillements répétés, difficultés à maintenir son attention, paupières lourdes ou perte de concentration — la meilleure solution reste de s’arrêter dans un endroit sécurisé et de faire une pause.

Continuer à conduire malgré une fatigue importante peut devenir extrêmement dangereux, même avec un véhicule équipé des technologies d’assistance les plus modernes.

Les systèmes électroniques sont conçus pour assister l’automobiliste, pas pour conduire à sa place.

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