Infarctus et AVC : plus de 40% des contraceptions sont inadaptées chez les femmes cumulant ces facteurs de risque

Les maladies cardiovasculaires restent une menace majeure chez les femmes

Pendant longtemps, les maladies cardiovasculaires ont été davantage associées à la population masculine dans l’imaginaire collectif. Pourtant, elles représentent un enjeu majeur de santé publique chez les femmes.

En France, près de 200 femmes décèdent chaque jour d’une maladie cardiovasculaire, selon les données reprises par le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie. En 2023, plus de 72 000 femmes sont mortes de maladies cardioneurovasculaires.

Autre élément préoccupant : les femmes de moins de 65 ans ne sont pas épargnées. L’Assurance Maladie indique que depuis 2008, l’incidence des syndromes coronaires aigus augmente de plus de 5 % par an chez les femmes de moins de 65 ans.

La prévention doit donc commencer avant l’apparition des premières complications.

Stress et dépression : un autre volet de la santé cardiovasculaire

Le risque cardiovasculaire ne dépend pas uniquement de l’âge, de la tension artérielle, du tabac ou du poids.

Le stress chronique et les troubles dépressifs font également partie des éléments à prendre en compte dans une approche globale de la santé.

D’après les données communiquées par la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes, 66,2 % des femmes dépistées rapportent un excès de stress et/ou ont déjà été traitées pour une dépression. Une autre analyse menée auprès de quelque 20 000 femmes dépistées dans le cadre du Bus du Cœur des Femmes retrouve également un état de stress ou de dépression chez environ 60 % d’entre elles.

Ces chiffres montrent l’intérêt d’une approche qui ne sépare pas complètement la santé cardiovasculaire de la santé mentale.

Après un accident cardiovasculaire, le suivi psychologique peut aussi compter

La période qui suit un infarctus, un AVC ou un autre accident cardiovasculaire peut être particulièrement difficile.

Certaines femmes peuvent développer des symptômes dépressifs ou des manifestations de stress post-traumatique après un tel événement. La récupération ne repose donc pas uniquement sur les traitements médicaux et la rééducation physique.

Le suivi peut également nécessiter un accompagnement psychologique lorsque cela est indiqué.

Cette vision globale de la prévention constitue l’un des axes mis en avant par les acteurs de la santé cardiovasculaire féminine : cardiologie, gynécologie, prévention et santé mentale peuvent être complémentaires dans le parcours de soins.

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